Les Olympes de la parole

J'ose choisir

Historique

Concours 2012-2013

En 2012-2013, une phase pilote a eu lieu dans les classes de 11e année des CO genevois dans le cadre de la période hebdomadaire d’IOSP. Dix classes ont participé, dont quatre sont allées en finale. La thématique choisie pour cette année-là était : « J’ose choisir ». Il s’agissait de permettre aux élèves de questionner leur choix d’orientation professionnelle au regard des stéréotypes de genre, stéréotypes qui continuent de limiter les possibilités des un-e-s et des autres. Le premier prix a été un voyage à Paris « Sur les traces de Pierre et Marie Curie » pour les élèves de la classe lauréate.

Concours 2013-2014  

En 2013-2014 le sujet du concours a été : En 2014 les filles continuent à choisir des métiers féminins et les garçons des métiers masculins. Vous, élèves de l’ECG, proposez des solutions pour corriger cette situation. Cette 2e édition des Olympes de la Parole s’est faite en collaboration avec la Direction Générale de l’enseignement secondaire post-obligatoire (DGPO) du DIP. Dix classes préparatoires des 3 Écoles de Culture Générale (ECG) –Henry-Dunant, Jean Piaget et Ella-Maillart– ont participé dont 6 en finale. Elles ont présenté des productions diverses et variées : affichescourt-métragecalendrierroman-photo. Le premier prix a été décerné à une classe de l’ECG Henry-Dunant pour son travail, illustré par un calendrier, et par sa présentation originale : « Métier pour fille, métier pour garçon ? Quand le look ne fait pas la différence ». Le deuxième prix est revenu à une classe de l’ECG Jean-Piaget pour son roman-photo et leur présentation : « Un couple pas comme les autres ». Et une autre classe de l’ECG Jean-Piaget a reçu un troisième prix pour son film : Les contes inversés. Tous les élèves des classes finalistes ont reçu un certificat de participation aux Olympes de la Parole, certificat qui pourra leur être utile plus tard, dans leur CV. Des articles élogieux ont paru dans plusieurs journaux (Tribune de Genève, Le Courrier, Construire, La Liberté).  

Concours 2014-2015

En 2014-2015, une troisième édition genevoise du concours intitulée « J’ose choisir. Pour en finir avec les stéréotypes de genre dans l’orientation professionnelle » portait sur le thème des femmes dans les sciences et la technique. Le sujet du concours était : Pourquoi les filles sont-elles si peu nombreuses à exercer des métiers scientifiques ou techniques ? Vous, élèves du secondaire, proposerez des solutions pour corriger cette situation. Une dizaine de classes fort diverses : classe d’accueil d’élèves non francophones et classes régulières de l’École de culture générale (ECG), classe du Centre de formation professionnelle santé et social (CFPS), classe d’assistantes socioéducatives et une classe du Cycle d’orientation (CO) se sont inscrites. Elles ont toutes présenté leurs productions le 20 mars 2015, et quatre ont été distinguées. Le 1er Prix, d’un montant de 1'500 francs, a été offert, au nom de Migros, à la classe de 1re de l’ECG Jean-Piaget pour sa pièce de théâtre Le procès. Le 2e Prix, d’un montant de 1'000 francs, a été décerné au Centre de Formation Professionnelle Santé et Social (CFPS). Il a récompensé le projet intitulé Les qualités humaines priment, conduit sous forme d’interviews et de sketches réalisés aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Le 3e Prix, d’un montant de 20 francs par élève, a été attribué à la classe d’accueil de l’ECG Jean-Piaget pour la chanson Ouvre les yeux. Le Prix des élèves, d’un montant de 500 francs, a été attribué à la classe d’accueil de l’ECG J. Piaget. 

Cliquez pour  visionner Les qualités humaines priment

Concours 2018-2019 

Après trois éditions, le projet a été arrêté pendant trois ans. Cette 4e édition a été conçue comme une reprise de l’activité dans l’espoir de la rendre pérenne. Aussi le concours a-t-il été limité aux classes de 10e du secondaire I. S’inspirant du slogan J’ose choisir. Fille ou garçon, tous les métiers sont possibles ! 212 élèves de 9 cycles d'orientation ont travaillé d'arrace-pied pendant quelques mois. Leur effort a abouti à des productions riches et variées : reportages ; films d'animation ; sketchs ; expositions de dessins, affiches et panneaux ; témoignages fictifs ; interviews ; site web ; blog ; petites histoires ; slam. Ces travaux ont été présentés le 30 avril 2019 devant un jury d’expert-e-s qui a primé trois classes :

·       le 1er prix de 1500 francs a été remporté par les élèves des Coudriers pour leur vidéo présentant des sketchs mettant en scène des femmes dans des métiers dits masculins, et des hommes dans des métiers considérés comme féminins, et le dessin retraçant le processus de création

·       le 2e prix de 1000 francs a récompensé le travail du CO des Grandes communes pour son film d’animation et sa peinture représentant des hommes, des femmes, des jeunes assumant des choix transgressifs

·       le 3e prix de 500 francs est allé au CO de Pinchat pour son film d’animation en stop-motion questionnant les préjugés, et encourageant à la liberté de choix.

Les classes ont eu le droit d’élire selon leurs propres critères la meilleure production. Deux ont reçu le même nombre de votes : le CO des Coudriers et le CO de Bois-Caran pour son slam qui a amusé les élèves. Elles se sont partagé la somme symbolique de 200 francs.

Chaque élève ayant participé au concours a reçu un bon d’une valeur de 10 francs de la part de Payot SA, et une attestation de participation pourvue par la coopérative Migros Genève.

Après le concours, certaines productions ont été mises en valeur dans les écoles, par exemple à la médiathèque. Du 15 au 16 juin 2019, le travail des classes lauréates a été exposé aux Bastions de l’égalité sur le stand du BPEV.

Interrogé-e-s sur leur expérience, enseignant-e-s et élèves ont déclaré avoir aimé participer aux Olympes de la parole 2018-19. Pour les élèves, le concours a permis de réaliser que « les hommes et les femmes étaient autant différenciés » ; de « comprendre l’histoire des inégalités ». Plusieurs ont rejeté les stéréotypes comme étant « contreproductifs, stupides, inutiles. Les stéréotypes influencent. Ils ne sont pas vrais, il faut les casser (…) Peu importe le métier, les filles et les garçons peuvent le faire ; il faut faire ce que l’on veut ; nous sommes égaux », etc. Plus dans le rapport d'activités 2018-2019 complet.